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Lundi 21 avril 2008
Samedi matin à Assevent, les délégues communautaires, soit les élus municipaux désignés par leurs conseils pour sièger à la Communauté d'Agglo de Maubeuge Val de Sambre, se sont réunis pour élire leur président. Encore une victoire de Rémi !

Le maire de Maubeuge, conseiller général du Nord se voit à la tête d'un troisième mandat cumulé dont les enjeux et la charge représentent un poids qui n'échappera à personne... Soit...

Quelle opposition à la CAMVS ?

Le scrutin municipal ayant mis en avant les forces politiques de gauche, c'est sans surprise que les conseils ont désigné des représentants issus de leur seule majorité, fermant la porte, comme à Maubeuge (conseil municipal du 4 avril)  au débat démocratique.

A Maubeuge justement, rappelons qu'environ 40% de la population a voté pour les listes de droite, de centre et d'ouverture mais, c'est sans scrupule aucun que Monsieur Pauvros a refusé aux représentants de l'opposition, une représentation proportionnelle (2 sièges pour l'équipe Decagny, 1 pour l'équipe Herbeuval) à l'assemblée communautaire, précisant que "ça n'était pas prévu par les textes". Analyse très limitée des textes qui prévoient que le Maire et son conseil désignent librement leurs représentants communautaires.

Ironie du sort, lors du même conseil municipal, les élus communistes, s'opposant à la représentation des membres de l'opposition à la CAMVS, négociaient comme ils pouvaient une plus forte représentativité de leur parti... Une situation chaotique qui annonçait la perte pour Bernard Baudoux, de son mandat de président à l'agglo.
Sans doute les représentants communistes auraient du voir en la candidature de l'opposition une voie providentielle de soutien à Bernard Baudoux contre Rémi Pauvros. Mais non, ils ne l'ont pas vu ainsi.

Le parti communiste, en colère, se voit aujourd'hui dans la situation d'entrer dans l'opposition à l'agglomération. La gauche désunie se heurte aux aspirations personnelles des siens et nous, citoyens, nous sommes confinés à un rôle de spectateurs que ces mêmes personnes voudraient impuissants.

C'est ça la démocratie parcipative ?


LA VOIX DU NORD :
POLITIQUE Sambre-Avesnois : bras de fer PS - PC pour les intercommunalités dimanche 20.04.2008, 05:33
Sambre-Avesnois : bras de fer PS - PC pour les intercommunalités Victoire sur le fil pour Rémi Pauvros et Alain Berteaux. Sale temps pour l'union de la gauche, en Sambre-Avesnois. Dans le bassin de la Sambre, le maire socialiste Rémi Pauvros succède au communiste Bernard Baudoux à la tête de la communauté d'agglomération, à l'issue d'une lutte fratricide. [ ...]
Pendant une dizaine de minutes, personne n'a dit un mot. Hier matin, dans la grande salle du centre socioculturel d'Assevent, c'est en silence, tendus, que les 67 délégués de la communauté d'agglomération Maubeuge - val de Sambre (CAMVS) ont attendu le résultat. Ils allaient savoir qui du maire communiste d'Aulnoye-Aymeries Bernard Baudoux ou du maire socialiste de Maubeuge Rémi Pauvros deviendrait leur président.
Jusqu'au bout, les deux candidats furent à égalité. Quand, tout à la fin du dépouillement, Rémi Pauvros a passé la barre des 34 voix, obtenant la majorité, Bernard Baudoux a blêmi. Le silence a encore duré quelques secondes, avant les applaudissements de circonstance.
La lutte fut âpre entre les deux candidats et les deux formations politiques. Après la victoire du PS aux municipales de Jeumont, les socialistes se sont senti pousser des ailes et ont revendiqué la présidence de la CAMVS. Une revendication certes légitime, mais arrivée tardivement, opportunément.
Face à ces appétits socialistes, Bernard Baudoux et le PCF ont revendiqué un bilan, le consensus et la continuité. En vain. Sans accord, les deux partis se sont affrontés hier, pour le résultat qu'on connaît. « C'est conforme au vote démocratique qui a eu lieu aux municipales », s'est félicité Rémi Pauvros. « C'est le résultat d'une victoire volée sur un accord bafoué », s'insurgeait Annick Mattighello, maire PC de Louvroil, alors que Bernard Baudoux accusait le coup. Le 19 avril laissera des traces. [extrait de l'article • VINCENT TRIPIANA ET JEAN-MICHEL VAILLANT La Voix du Nord]

Samedi 12 avril 2008 Jean Marie ALLAIN, maire de Marpent et porte parole du MODEM se prononçait à juste titre sur le mode d'élection à la CAMVS (voir l'article ci dessous)

INTERCOMMUNALITÉ : REFORMER LE MODE DE SCRUTIN

En mettant les deux principales forces de gauche à égalité, la situation de l’agglomération est inédite.

Bernard BAUDOUX, Rémi PAUVROS, chacun peut revendiquer une légitimité pour prétendre à la présidence.

Le premier a la légitimité du sortant, brillamment réélu dans sa commune et son canton, et qui peut se prévaloir, au-delà de sa gentillesse naturelle et d’un accord signé non respecté par son partenaire socialiste, d’un bilan toujours approuvé à l’unanimité par son assemblée.

Le second a la légitimité numérique : plus de communes, c’est vrai, plus d’habitants, c’est vrai mais jusqu’à preuve du contraire, les règles qui prévalent pour la désignation du Président, ce sont les voix des délégués.

Une modalité, je vous le concède, archaïque et peu démocratique dans la mesure où nous siégeons tous au second degré.

Nos électeurs en mars 2008 ne nous ont pas élus, encore moins mandatés pour voter tel ou tel candidat à la présidence de l’agglomération.

C’est vrai des électeurs qui ont voté une liste de gauche, mais, dans le contexte spécifique local actuel, c’est encore plus vrai des électeurs qui ont voté pour des candidats n'affichant aucune appartenance.

Leur responsabilité n'en devient que plus lourde à porter.

C'est la raison pour laquelle j'organise ce mercredi soir un collège d'adjoints, ouverts à tous les conseillers municipaux et où chacun pourra donner son avis.
C'est la raison aussi pour laquelle j'expliquerai à mes administrés, le moment venu, quel a été mon choix et les raisons qui m'ont amené à l'adopter.

On mesure ici, devant les ambitions légitimes respectives, combien l’enjeu de la présidence d’une agglomération est un enjeu capital et combien l’absence d’une Présidence élue au suffrage universel direct est un profond dysfonctionnement dans notre système de représentativité élective.

La situation sambrienne a au moins un mérite : elle illustre l'urgence d'aller vers une réforme du mode de scrutin.

par Jean-Marie Allain publié dans : AGGLO INTERCOMMUNALITE



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